(par J.C GEYNET)
La création
Tout a commencé par le départ inopiné de mon professeur de judo Mr Pastour qui était muté pour son travail. Je me suis retrouvé, jeune ceinture noire, avec une quinzaine de pratiquants ; j’ai pensé que c’était dommage d’arrêter l’activité. J’ai donc repris les rennes en 1973. A partir de 1974, Mr Durand, président de L’ALC, m’a demandé si nous voulions adhérer. J’ai agrée à sa requête et nous voilà « embarqués » à L’ALC. (j’ai participé en tant qu’administrateur)
Nous étions peu nombreux, pour pratiquer, dans le dojo de St Clair, N° 86 je crois (annexe de la mairie à l’époque) avec seulement 60 m² ! Et 2 douches.
Nous avons travaillé pendant 5 ou 6 ans dans ces lieux. Les cours des enfants se déroulaient le mercredi après-midi. Nous étions inscrits à l’UFOLEP pour les compétions amicales des petits et les grands. C?était l’occasion de voir les parents accompagnateurs et de faire progresser nos judokas. Pas de baby judo car, à l’époque ,ce n’était pas encore dans l’air du temps.
Entre temps j’ai passé, en 1976, le BE (préparé a l’école des Cadres de Lyon sous la direction de Maître Beaudot ). Mr Durand nous accompagnait souvent et prodiguait ses encouragements avec fougue (déplacement à Vaulx en Velin, Chasselay, …) De plus il y avait des entraînements de masse au club de Fontaines / Saône sis rue pierre Carbon. Le dojo était minuscule, mais l’ambiance compensait tout. Le professeur, Mr Besson, conseillait, animait avec beaucoup de soin. (Malgré ses problèmes physiques !) Nous ne disposions, alors que de deux heures hebdomadaires. En 1979 l’effectif était de 24 enfants et 15 adultes.
Mise en place d’une structure
En 1980 , la salle de St Clair à été démolie, nous avons alors immigré dans la salle paroissiale du Mélies, chemin de Vassieux, qui était plus grande, mais sans douche?? Le tatami (tapis de pratique) était lui aussi plus grand (80 m² ). L’effectif a augmenté de façon notoire (22 adultes et 30 enfants environ).
Je me souviens d’un entraînement mémorable au cours duquel, il faisait si froid que nous avons couru durant 30 minutes, avec les chaussettes, puis nous avons abandonné!!!! (Panne de chauffage). Là bas, pas de douches!!!!
Pour la gestion et l’administration de la section, Marie-Hélène me secondait efficacement ainsi que pour le relationnel avec les parents; elle réparait mes oublis !! Je tiens à lui rendre hommage. C’est à cette date, que j’ai formé les premières ceintures noires du club. Le N° 1 fut Audoux Jacques, puis Baron Pierre, Presles Georges et Geynet Valérie. La première rencontre, poussins- benjamins, que nous avons organisé, dans le cadre de l ‘UFOLEP se déroula à Vassieux, dans une bonne ambiance, avec le concours des adultes du club. A partir de cette époque nous avons formé un bureau pour la gestion. Nous en avons programmé d’autres. Nous obtiendrons de bons résultats sportifs (Championnat du Rhône UFOLEP) Valérie Desmarquest, Valérie Geynet, Chiffet Emmanuel. Il y a eu aussi le départ de la section ju-jitsu.
De nouvelles installations
En 1985, nous arrivons au dojo actuel (salle des arts martiaux) à partir de cette date les effectifs ont augmenté (65 enfants et 30 adultes). Cette salle très bien conçue, claire et agréable, nous permet depuis lors de s’entraîner dans de bonnes conditions (tapis de 200m², douches, vestiaires).
Nous avons pu organiser des rencontres, le samedi après- midi, au cours desquelles on réunissait 100 jeunes compétiteurs (janvier 1986) dans une « chaude ambiance ». Les rencontres dans la salle permettaient des échanges et une vie de club animée, avec la traditionnelle buvette tenue par Marie-Hélène et les adultes du club, tous bénévoles ! C?était très convivial.
En 1987 les cours du mercredi se sont étoffés avec la naissance du baby judo qui accueille les petits de 5 à 6 ans sous la houlette d’Hélène Campos et Yannick Courtuat. Un seul cours de 9 à 10 h. Depuis il a fallu créer un cours supplémentaire.
En 1989 Mr Jeannot, alors adjoint aux sports, avec le Maire, Mr Roger Dalbert, remettaient officiellement la ceinture noire à 3 élèves : Valérie Desmarquest, Joseph Perrone et Philippe Barrel. Nous avons organisé un championnat du Rhône UFOLEP à Pierre Bourdan. Ce fut un gros travail pour tous, mais on a regroupé 230 enfants!
La vie du club
Dans la vie du club, il y avait un moment fort; La fête d’hiver de L’ALC qui regroupait toutes les sections d’alors. Les parents, les enfants participaient avec joie à la démonstration de leurs « bambins »; C’était très excitant pour les petits qu’il fallait calmer!!! Tous les animateurs mettaient la main à la pâte sans rechigner. Toute l’amicale était sur le pied de guerre!!! Pour les résultats sportifs, il y en a eut beaucoup et je vais certainement en oublier (veuillez m’excuser); Champions d?académie, champions du Rhône FFJDA, nouvelles ceinture noire, 2 dan etc…(mention pour Ebongué Mouanjo champion de France par équipe FFJDA)
Nous avons aussi participé à des stages ski-judo à Autrans (5 jours) avec les amis de la Loire (le père de Yannick Courtuat) pour les vacances d’hiver. Pendant 3 ou 4 saisons. C’était l’occasion de mieux se connaître et de pratiquer une autre activité en plein air (judo le matin, ski l’après-midi). L’entraînement était dirigé, entre autres, par Guy Tissot qui fut membre de l’équipe de France.Nous avons également organisé le championnat par équipe de club UFOLEP à Pierre Bourdan. Cette fois encore tout le club fut sur le pont. Notre équipe termina 2éme, avec les honneurs. Depuis lors, l’activité continue avec autant d’ardeur.Depuis cinq ans, nous organisons l’Inter-clubs de Caluire dans le cadre du Comité du Rhône de judo. Il est apprécié pour son organisation. Le club participe aussi au Tournoi de France juniors depuis trois ans. On reçoit alors une délégation de haut niveau d’un pays participant. Il y a aussi la traditionnelle remise des grades pour la totalité du club. Tous les parents sont conviés a cette manifestation qui se termine par un pot.Je termine ici ce petit historique. Je remercie vivement tous ceux et celles, anciens et nouveaux, qui m’ont, qui nous ont aidés. Il faut continuer dans la « VOIE », avec modestie, amitié et entraide.